Dilem...

Dilem...
Que faire quand ton meilleur pote rate son permis alors qu'on t'invite dans une autre soirée où on te promet une folle nuit de fête ??

Voilà la question à laquelle j'ai eu le droit samedi, La réponse....

Passe la soirée avec ton pote (avec en bonus le rentrage a grand-que a pieds car toi aussi tu as raté le permis. mdr)
Petite histoire, ça commence l'après-midi où je dois faire Fresquiennes-Grand Quevilly (toujours sans voiture...) Mister Baptou - dans un jour de grâce. lol - te ramène jusqu'à Malaunay où tu attends le bus ton en sirotant un coca chez Mohammed, "Momo" pour les intimes.
Arrivé chez ton pote, après être monté dans un bus où tu été le seul occupant et tu va le comprendre, après que le conducteur est grillé son 1er feu rouge, il se prend pour Michael Shumacher tout en téléphonant... 15 minutes et 3 feu rouges plus tard, arrivée au Mont Riboudet, je tombe sur une vielle connaissance, rappel de vieux souvenirs tout en grelottant dans l'arrêt de bus, arrive mon bus, on se dit rendez-vous dans 10 ans...

Puis viens le métro, où là je tombe avec une bande de jeunes (que des mecs sauf une nana qui film) qui danse le flamenco habillés très très court malgré les -20 degrés (à peu de chose près), la soirée s'annonce folle, puis viens le moment ou le métro se fait canarder par des individus qui viennent de se rendre compte que s'été plus marrant de caillasser un métro en marche que de racketter des jeunes gens...
Arrivé devant l'immeuble, je sonne, on m'ouvre je monte les 3 étages qui me sépare du froid, et hoppp, saluuut Alex je voit que tu est près à partir. mdr (Alex<<...euh>>, en chaussettes et peignoir. ptdr), ba on va attendre un peu et on va manger.

Moi : Okkkkkkkkkkkkkkk

Viens l'heure fatidique : allé hopp en voiture !!!! euh... en métro, bahh oué on est 2 beaux gosses, mais 2 beaux gosses en métro

Terminus, tout le monde descend, on se dirige droit sur Le Doolys, euh c'est où me demande gentiment Alex, bahhh c'est juste là !!
On rentre,
bonjour le videur, BONJOUR les serveuses on nous attends bah oué on est V.I.P., direct le salon....
Bonjour mesdemoiselles, bonjour monsieur le champion (spéciale dédicace j'espère qu'il l a eu son 10eme titre de taekwondo)
Quelques tafs et un thé plus loin; tchou tout le monde, Cendrillon doit rentrer XD
Nous on reste encore un peu entre mecs, puis direction la voiture et oué y a quand même des gens qui ont le permis... En plus c'est une Audi.. la classe, quoi....
Des filles nous appels, direction rive gauche, on joue un peu avec elles on les fait courir, ptdr avec une voiture c'est même trop facile.

Nous : <<on va en boite ???>>
Les filles : <<Nan nan, on doit rentrer>>
Moi : <<Bon ba vous nous invités, alors !!!>>
Les filles : <<Nan nan, c'est pas possible>>
Moi :<<Niark niark (ca veut dire que j ai les nerfs)>>
Bon ba tanpis on va s'amuser tout seuls, à pieds bien sur, on se retrouve donc à 2 ; allé on va au Snooker euh... Okkkkkk

// Entre temps on dit salut au Chakra et aux gamines qui y rentres,
[ps : même si c'est pourri , on va se faire une soirée entière là-bas... hein, Alex] //

1 heure et un ou deux délirs plus loin, enfin on arrive ou Snooker, il est 1 heure, sachant que cet endroit ferme à 2 heures, le calcule est difficile on a une heure pour s'amuser, nous prenons donc un billard à l'heure, (mdr, j'aurai jamais dû...), et on commence a jouer et à boire -gentiment, faut rentrer quand même. lol- à 2 heures le videur viens nous voir,
<<On ferme là faut finir, ok ?>>
...
Moi : <<ON S EN REFAIT UNE !!!>>
Alex : <<Ok !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!>>

et hopp, encore gagné pour mister didi, et oui j'suis fier

Bon j'vais au bar, j'vais régler et reprendre ma carte mais là problème, ils on refilé ma carte d'identité à un dénommé Simon raaaaaaaaaaahhh
j'pète les plombs, putin, j'pète les plombs et ces cons se marrent, bon, mine de rien ils s'en occupent (affaire réglé le lendemain)
On sort et là Alex à faim, putin quesqu'il m'étonne, mdr, ba oui il à toujours faim, bon bahhh on va au MacDo, idée ??! on va prendre un caddie et on va faire la queue !!!!
Moi : << T'as vu le monde il sont au moins 10 voitures>>
Alex : <<Mais j'ai faim>>
Moi : <<Ba oué>>
Alex : <<On va aller à celui de Quevilly>>
Direction MacDoOOOooo (toujours à pieds bien sur), moi je propose qu'on prène la Sud3, Alex ne veut pas, tanpis ca va être un peu plus long, quelques pétages de plombs, cassage de borne d'incendie, et déplacage de paillasson, ben oui je suis un grand enfant dans l'âme...
On arrive à MacDo au MacDrive, houps il est fermé, re-pétage de plombs, je décide de jouer dans l'air de jeu du MacDo, Alex lui me regarde avec se regard qui veut dire
<<Tu est complètement taré !!!!>>
Bon bahh on va se rentrer, il est tard on a mal aux pattes et très faim......
Rentré, oufff, on mange quoi ??
MacDo !!!!
Nuggets and so as...

Bon on va jouer à PES 5 ??
Je l'ai pas ramené, bon bahhh on se pieute....

# Posté le lundi 29 janvier 2007 12:49

Modifié le mardi 10 juillet 2007 16:41

Rouen (PAS FINI)

Rouen (PAS FINI)
Antiquité

Le site de Rouen a été occupé dès la préhistoire (par les hommes des cavernes), comme l'indiquent les résultats de fouilles effectuées récemment : il y a 9000 ans , on chassait le renne (ou caribou) dans l'actuelle rue Jeanne d'Arc et 900 ans avant J-C, on se déplaçait en pirogue sur la Seine (comme Mimi-Siku).

C'est aux Romains (bouhh, les Romains bouuuh) que l'on doit la fondation d'une ville sur la rive droite de la Seine, site favorable car protégé des inondations, alors que la rive gauche est marécageuse et les îles instables. La fondation se fit sous le règne d'Auguste, au premier siècle de notre ère, et la ville, baptisée Rotomagus, se développe du fait de sa situation favorable : reliée par la Seine à Lutèce (Paris) et Juliobona (Lillebonne, qui était à l'époque romaine le port d'estuaire de la Seine, rôle rempli plus tard par Harfleur puis Le Havre), elle est aussi un carrefour de voies terrestres.

La ville gallo-romaine atteint son apogée au 3e siècle : elle possède alors un amphithéâtre (au niveau du Donjon), de vastes thermes près du forum, sur lequel se trouve probablement un temple (Aztèque, Maya ??) dont on n'a retrouvé que quelques statues et colonnes. On a retrouvé place de la Pucelle un vaste ensemble de 9000 m² donnant sur la Seine, comprenant une fontaine monumentale, situé dans une zone marécageuse le long d'une voie ; on pense qu'il s'agit de la demeure (et d'entrepôts ?) d'un armateur (y devait être pété de tunes... pfff).

A partir de la seconde moitié du 3e siècle commencent les premières grandes invasions en Gaule (où seul un petit village d'irresistible Gaulois résistent). Elles entraînent dans certains endroits une diminution de la population et un repli des villes, qui doivent se protéger en construisant des enceintes, qui n'existaient pas dans la période précédente, celle de la "paix romaine" ("pace romana" en Romain). La trace de ces invasions est attestée à Rouen par l'archéologie (et les archéologues).
Dans le courant du 3e siècle, les quartiers périphériques sont abandonnés et la ville se rétrécit dans une enceinte carrée : c'est un castrum, c'est à dire un camp militaire. Cette transformation est la conséquence des premières invasions qui déferlent sur la Gaule.

La fin de la période romaine correspond à la christianisation massive de l'Empire Romain : le christianisme, toléré depuis l'édit de Milan de l'empereur Constantin en 313 devient en 393, sous l'empereur Théodose, la seule religion autorisée dans l'Empire Romain. À Rouen, c'est l'époque de la construction de la première cathédrale et du premier évêque de la ville, Saint-Victrice (mdr, c'est quoi ce nom ??!!).


Du XVIe au XVIIIe siècle

Rouen à la Renaissance : une période brillante
L'histoire de Rouen au début de la Renaissance, c'est celle d'une ville dynamique, la seconde du royaume, dominée par la personnalité de ses deux cardinaux successifs, Georges Ier d'Amboise de 1494 à 1510, puis son neveu Georges II, de 1510 à 1550 ; ils sont à l'origine de l'éclosion de la Renaissance à Rouen.

Georges Ier d'Amboise, premier ministre de Louis XII, est un mécène qui va favoriser la construction de la Tour de Beurre (mais d'où ca peut bien venir ce nom stupide...), financée en partie par les aumônes de dispense pour l'usage de beurre en Carême (merciiiii). Elle est achevée en 1508. L'année suivante commence la construction du portail central de la cathédrale, dont les travaux dureront jusqu'à 1521. À la même époque, on commence la construction de l'hôtel des finances, face à la cathédrale, sur la place de la Pucelle, l'hôtel de Bourgtheroulde, qui sera achevé plus tard avec la galerie à arcades et sa frise représentant l'entrevue du camp du drap d'or. Commencé en 1499, le palais de justice est terminé en 1526, et on achève l'année suivante de remplacer la vieille porte gallo-romaine par le Gros Horloge. En 1524, on avait terminé saint Maclou (prochainement, ré-ouverture du magasin Saint Maclou dans la zone commerciale d'Auchan, Paris, 15ème). Il restera à achever en 1542 la flèche de pierre de la cathédrale et l'année suivante la Fierte Saint Romain sur la place de la Haute-Vieille-Tour (une autre fietré, j'ai habité là-bas!!!).

Cette floraison artistique est celle de la Renaissance, mais les aspects gothiques (ou francigenum opus et c'est pas des conneries en plus, si si vérifiez) sont encore présents et coexistent avec les aspects "renaissance", comme à l'hôtel de Bourgtheroulde et au Bureau des Finances.

Ce foisonnement est rendu possible par l'essor économique de la ville depuis la fin du XVe siècle : la draperie se développe, en particulier à Darnétal (ahhh Darnétal, darnétal, séquance émotion) (où les Rouennais délocalisent leur production pour échapper aux règlements des métiers rouennais...), mais aussi la soierie, la métallurgie...

Les Rouennais envoient leurs navires pêcher le hareng en Baltique, la morue à Terre-Neuve (nan, nan trop facile à faire). Ils vont chercher le sel à Guérande ou à Sétubal au Portugal. Rouen continue à vendre ses draps en Espagne, où l'on achète la laine. On trouve des draps rouennais jusqu'à Cochin, en Inde. Pour les besoins de la draperie, on se procure de l'alun à Rome, dont le commerce est organisé par les Médicis et dont Rouen est la plaque tournante pour la France. Le commerce n'est pas seulement maritime, il est aussi fluvial et terrestre, grâce à l'amélioration des communications : on ne met qu'une semaine pour aller de Rouen à Lyon !

Il faut aussi teindre les draps. Pour cela on va chercher très loin les colorants. Au siècle précédent, Jean de Béthencourt a tenté de mettre en place le trafic de l'orseille, colorant rouge, entre les îles Canaries et la Normandie. Au XVIe siècle, les Rouennais s'intéressent au bois brésil, qui donne une teinture rouge, et ils envoient Verrazzano le chercher sur les terres auxquelles il a donné son nom : ainsi, Rouen devient le principal port pour le trafic avec le Brésil, et lors de la visite du roi Henri II en 1550, une fête brésilienne est organisée sur la Seine. C'est à Rouen que Montaigne rencontre des Indiens brésiliens.

La ville est alors une ville très ouverte sur le monde, les étrangers sont nombreux à s'y installer, en particulier les Espagnols et les Italiens, qui s'assimilent très rapidement. Qui décèlerait un Rucellai de Florence derrière un Rousselay rouennais, ou un espagnol de Séville derrière le patronyme Civille ?

Cette ouverture est aussi intellectuelle : l'imprimerie apparaît en 1484 et l'on compte déjà 10 ateliers en 1500. Ils s'installent près du portail nord de la cathédrale, qui prend le nom de portail des Libraires. L'une des oeuvres majeures de cette époque est le Livre des Fontaines (1525).

Les guerres de religion (1562-1598) mettent fin à cette période brillante. La ville est investie par les calvinistes en 1562, puis reprise par les catholiques, puis en 1591-92, ce sont de nouveau les protestants d'Henri de Navarre, futur Henri IV, qui assiègent la ville, mais ils échouent.

Pour reprendre du terrain aux protestants, les catholiques de la contre-réforme établissent des couvents et des collèges d'enseignement. À Rouen, les couvents s'installent dans les seuls espaces encore libres à l'intérieur de la muraille, au nord de la ville, et c'est également dans ce quartier que s'ouvre en 1592 le collège des Jésuites, actuel lycée Corneille.

Rouen au XVIIe siècle, la stagnation
Aux 17e et 18e siècles, Rouen demeure la seconde ville du royaume de France et compte environ 75000 habitants, mais à partir du milieu du 17e siècle, sa population stagne et la ville perd son dynamisme.

Cependant, les Rouennais restent actifs sur toutes les mers, en particulier dans le nord de l'Europe, sur la côte d'Afrique et aux Antilles, ainsi qu'en Nouvelle France, où partent colons et religieux.

Ainsi, on continue de rencontrer des marchands et voyageurs rouennais dans les endroits les plus lointains. Des marchands rouennais sont à l'origine de la fondation de Saint Louis du Sénégal en 1639, dans le but de favoriser le commerce triangulaire, un soldat originaire de Rouen, Abraham Dupuis aide les Chinois à chasser les Hollandais de Taïwan et un jeune orfèvre rouennais, Lepage, cisèle en 1663 une couronne d'or pour un rajah des Indes. Cependant, la région lointaine avec laquelle les liens sont les plus importants est la Nouvelle France : de Rouen partent religieux et colons pour le futur Canada, où Champlain a abordé en 1603. Cavelier de La Salle, un rouennais, découvre le Mississippi et donne à sa région le nom de Louisiane.

Outre le port, la ville est un important centre administratif, doté d'un Parlement, qui fait vivre, outre la noblesse de robe, de nombreux officiers (nom donné sous l'Ancien Régime à ceux qui ont acheté leur charge ou office). Cette noblesse, ainsi que l'importante bourgeoisie enrichie par le grand commerce fait bâtir de somptueux hôtels particuliers, comme l'Hôtel d'Hocqueville (aujourd'hui Musée de la Céramique).

A cette époque, Rouen, comme toutes les villes du royaume est fréquemment frappée par les épidémies, dues à l'absence d'hygiène dans une ville tassée dont certains quartiers sont particulièrement insalubres. La seule institution hospitalière était alors l'Hôtel Dieu bâti au Moyen Age, mais qui ne suffisait plus, c'est pourquoi on entreprit en 1654 la construction de deux bâtiments qui formeront l'Hôtel Dieu (actuelle Préfecture), à l'ouest de la ville. A la même époque, le bureau des pauvres décida d'édifier l'Hospice Général, à l'est de la ville (actuel Hôpital Charles Nicolle).
L'Eglise, de son côté, est très présente dans le paysage urbain. La cathédrale est alors achevée. Des ordres monastiques s'installent à Rouen, et certains fondent des écoles, par exemple la Congrégation des filles de la Providence s'installe à Rouen en 1666 et ouvre plusieurs écoles. Le Collège des Jésuites (actuel lycée Corneille) demeure l'établissement le plus important. Corneille, Fontenelle, Blaise Pascal, vivent ou séjournent à Rouen à cette époque.

Rouen au XVIIIe siècle, l'essor industriel
Au 18e siècle, Rouen continue d'être un grand port et un centre industriel textile. Le commerce triangulaire, qui consiste à échanger des produits de peu de valeur contre des esclaves en Afrique, puis de vendre ceux-ci aux Antilles contre du sucre, cédé au retour en Europe à un prix élevé, enrichit les armateurs. Le travail du coton devient la base de l'économie urbaine. Il contribue à faire vivre aussi les campagnes alentour par le travail à domicile, aussi la ville ne connaît-elle pas un grand essor démographique, car venir y habiter n'est pas nécessaire. De ce fait, Rouen est peu touchée par les transformations urbanistiques des autres villes françaises à cette époque. On prévoit d'y édifier un nouvel hôtel de ville et une grande perspective, il n'en reste aujourd'hui que les fondations et la rue de Crosne, un des rares témoignages architecturaux du 18ème siècle à Rouen, hormis quelques hôtels particuliers.

Les négociants et armateurs rouennais pensent surtout à acquérir des terres autour de la ville et sont moins entreprenants que ceux du Havre. On y décèle pourtant les prémices de la révolution industrielle dès le milieu du 18ème siècle, avec le développement des indiennes, tissus de coton imprimé bon marché. Ces nouvelles fabrications se font dans des manufactures, qui s'installent dans les faubourgs de la ville, dans les vallées du Cailly et du Robec, et sur la rive gauche, autour de Saint Sever.


Du XIXe au XXIe siècle

Rouen pendant la révolution et l'Empire
Les débuts de la révolution à Rouen se déroulent sur fond de crise économique et sociale. La faim connaît son paroxysme au moment de la soudure, pendant l'été 1789, ce qui entraîne des émeutes. Les cahiers de doléances pour les états généraux sont rédigés au printemps ; celui du Tiers État, rédigé par Thouret, fait peu de place aux aspirations des plus pauvres et représente essentiellement les souhaits de la grande bourgeoisie de la ville. La noblesse et le clergé campent sur la défense de leurs privilèges, seule une minorité de la noblesse, représentée par le marquis d'Herbouville, est ouverte aux idées nouvelles issues de la philosophie des Lumières.

La révolution à Rouen est plutôt modérée. Après l'été agité de 1789, les nouvelles institutions se mettent en place, en particulier le conseil général de la commune, élu par les citoyens actifs. Rouen devient le chef-lieu du département de la Seine-Inférieure. Une vie politique se met en place, appuyée sur des clubs et des journaux comme le Journal de Rouen.

À Rouen comme ailleurs, le problème qui se pose très rapidement est celui de la constitution civile du clergé, avec la division du clergé en jureurs et réfractaires et la nationalisation des biens du clergé.

Pendant la période jacobine, Rouen, bien que plutôt favorable aux Girondins, ne participe pas à l'insurrection fédéraliste, qui se déroule pourtant dans des régions proches, en particulier en Basse-Normandie. Par ailleurs, il n'y a pas d'excès répressifs : de nombreuses arrestations mais pas d'exécutions capitales. La Terreur a surtout pour effet l'application du maximum des prix et des salaires et la déchristianisation : la cathédrale est transformée en temple de la Raison et Saint-Ouen en manufacture d'armes.

De même que la période jacobine fut relativement modérée, la période thermidorienne ne voit pas à Rouen l'équivalent de la terreur blanche. Comme ailleurs, la misère est grande de 1794 à 1797 ; en l'an III, on recense à Rouen 50000 indigents sur une population de 80000 habitants. Cela amène de nombreuses émeutes populaires. La situation s'améliore à partir de 1797.

Rouen du XIXe siècle à 1939
Le 19e siècle est à Rouen comme ailleurs en France celui de la Révolution industrielle. Elle est basée dans la région sur l'industrie textile, plus précisément le coton. Des filatures s'installent dans les vallées du Cailly et du Robec, ainsi que sur la rive gauche de la Seine, où l'afflux de population venue de la campagne pour travailler dans les usines amène la construction de quartiers ouvriers faits de maisons de briques avec des petits jardins, qui constituent aujourd'hui un des traits du paysage de ces parties de l'agglomération. Rouen est reliée à Paris par le chemin de fer dès 1843. Les conditions de travail des ouvriers entraînent de nombreux conflits et la participation de Rouen à la révolution de 1848 : en avril 1848, l'Est de la ville se couvre de barricades lors d'une insurrection vite réprimée.

Le Second Empire est une période de transformations importantes : on perce les actuelles rues Jeanne d'Arc, Jean Lecanuet et de la République, on aménage le Square Solférino ou Verdrel (du nom du maire de Rouen à l'époque).

Pendant la guerre franco-prussienne de 1870, Rouen est occupée par les Prussiens. L'essor de la ville se poursuit ensuite sous la 3e république, avant et après la guerre 1914-18.

De nouvelles constructions contribuent à modifier la ville : le musée des Beaux-Arts, le Théâtre des Arts, l'église Saint-Sever, les gares, la flèche de la cathédrale. Les quartiers ouvriers, situés à l'Est, s'opposent aux quartiers bourgeois, à l'Ouest. Les banlieues continuent à s'étendre au sud sur la rive gauche et sur les plateaux nord et est ; on construit par exemple entre les deux guerres le quartier des Sapins (la partie appelée aujourd'hui "Vieux Sapins").

C'est surtout par la vie culturelle que Rouen continue à rayonner tout au long du 19e siècle, grâce à des écrivains comme Flaubert ou Maupassant, par les impressionnistes de l'Ecole de Rouen et la série des "Cathédrales de Rouen" de Monet, par la qualité de sa vie musicale symbolisée par le Théâtre des Arts. Les guinguettes sur l'actuelle île Lacroix, la promenade du Cours la Reine le long de la Seine ou les terrasses de la "Petite Provence", au bord des quais de la Seine, sont des occasions de promenades pour les Rouennais.

Pendant la première guerre mondiale, la ville est une des bases arrières du front, et voit affluer les réfugiés du Nord de la France et de Belgique, puis les troupes et le matériel de l'armée britannique, qui contribuent à l'essor du port. L'entre deux guerres voit se poursuivre le développement de l'industrie sur la rive gauche : sidérurgie, industries chimiques, raffinerie de pétrole, chantiers navals, alors que se maintient l'activité textile, jusqu'à la crise de 1929, qui la touche durement.

Rouen pendant la seconde guerre mondiale
Le 9 juin 1940, les troupes allemandes entrent à Rouen. L'armée française a fait sauter le pont pour empêcher le passage sur la rive gauche, mais n'a pu éviter l'occupation de la ville. Le quartier situé entre la cathédrale et la Seine a été touché par les combats et va brûler pendant une semaine, les Allemands interdisant l'intervention des pompiers. Une partie de la population a fuit la ville.

Pendant 4 années, les Rouennais subissent la terreur nazie, les arrestations d'otages, les tortures, les exécutions, les déportations, les privations. À cela s'ajoutent les bombardements, en particulier ceux de la semaine rouge du 30 mai au 5 juin 1944 : 400 bombes, d'une tonne chacune. 1500 personnes ont été tuées, la cathédrale est endommagée, Saint-Maclou, le Palais de Justice, une grande partie de la rive gauche, sont détruits. On compte 2000 victimes et 40000 sinistrés.

Le 30 août 1944, les Canadiens libèrent Rouen. La ville est un champ de ruines.

Rouen depuis 1945
Les années d'après guerre sont celles de la reconstruction. Un quart des logements est à reconstruire. Le choix est fait de conserver le plan ancien de la ville et la même largeur de rues, à la différence du Havre, qui préfère bâtir une ville nouvelle, et de surélever les quais, coupant la ville du fleuve. La cathédrale ne rouvre qu'en 1956, les derniers îlots sont achevés en 1962.

Comme dans le reste du pays, la croissance démographique et la crise du logement entraînent la construction de nouveaux quartiers, sur la rive gauche (à Saint-Étienne-du-Rouvray et Grand-Quevilly en particulier) et sur la rive droite (les Sapins et la Grand'Mare, Canteleu). On édifie sur la rive gauche la préfecture, puis la cité administrative.

Les transformations de la ville dans les années 70-80 sont liées à l'action de Jean Lecanuet, maire de 1968 à 1993. Dans les années 70, on commence à restructurer le centre ville, éliminant des îlots considérés comme insalubres, ce qui permet de faire place nette pour la construction d'ensembles immobiliers tels ceux bâtis autour de l'hôtel de ville à la place d'un quartier aux maisons à pans de bois. Les habitants sont relogés dans les grands ensembles des Hauts de Rouen. Cependant, on prend vite conscience de la valeur architecturale des quartiers anciens et on lance des opérations de sauvegarde, par exemple dans les quartiers Est de la ville. C'est l'époque de la restauration des façades, de la création des rues piétonnes (la rue du Gros Horloge est en 1970 la première rue piétonne de France). En 1979 est inaugurée l'église Sainte Jeanne d'Arc, sur la place du Vieux-Marché. De la même époque datent les tours de 18 étages du Front de Seine, ou le Palais des Congrès, sur la place de la cathédrale. Plus récemment fut construit l'Espace du Palais et l'ensemble immobilier de la Place de la Pucelle. Les années 70 voient aussi la tentative de créer un second centre de la ville sur la rive gauche, le Centre Saint-Sever.

Les années 90 sont celles de la mise en service du métrobus de l'agglomération rouennaise, du succès des Voiles de la Liberté (1989), de l'Armada de la Liberté (1994) et de l'Armada du Siècle (1999), de la poursuite des aménagements urbains, en particulier la transformation des quais rive droite en promenade urbaine, le retour des facultés de médecine et de droit en ville. Le recensement de 1999 a montré une augmentation de la population, que l'on peut considérer comme un signe encourageant.


Jean Braunstein, Historien
retouché par Dimitri M. , Etudiant
Trouvé sur : http://www.rouen.fr/

# Posté le samedi 13 janvier 2007 10:31

Modifié le vendredi 04 décembre 2009 09:48