Antiquité Le site de
Rouen a été occupé dès la préhistoire (
par les hommes des cavernes), comme l'indiquent les résultats de fouilles effectuées récemment : il y a
9000 ans , on chassait le renne (
ou caribou) dans l'actuelle rue
Jeanne d'Arc et
900 ans avant J-C, on se déplaçait en pirogue sur la
Seine (
comme Mimi-Siku).
C'est aux Romains (
bouhh, les Romains bouuuh) que l'on doit la fondation d'une ville sur la rive droite de la
Seine, site favorable car protégé des inondations, alors que la rive gauche est marécageuse et les îles instables. La fondation se fit sous le règne d'
Auguste, au premier siècle de notre ère, et la ville, baptisée
Rotomagus, se développe du fait de sa situation favorable : reliée par la
Seine à
Lutèce (Paris) et
Juliobona (Lillebonne, qui était à l'époque romaine le port d'estuaire de la
Seine, rôle rempli plus tard par
Harfleur puis
Le Havre), elle est aussi un carrefour de voies terrestres.
La ville gallo-romaine atteint son apogée au
3e siècle : elle possède alors
un amphithéâtre (au niveau
du Donjon), de vastes thermes près
du forum, sur lequel se trouve probablement un temple (
Aztèque, Maya ??) dont on n'a retrouvé que quelques statues et colonnes. On a retrouvé
place de la Pucelle un vaste ensemble de 9000 m² donnant sur
la Seine, comprenant une fontaine monumentale, situé dans une zone marécageuse le long d'une voie ; on pense qu'il s'agit de la demeure (et d'entrepôts ?) d'un armateur (
y devait être pété de tunes... pfff).
A partir de la seconde moitié du
3e siècle commencent les premières grandes invasions en
Gaule (
où seul un petit village d'irresistible Gaulois résistent). Elles entraînent dans certains endroits une diminution de la population et un repli des villes, qui doivent se protéger en construisant des enceintes, qui n'existaient pas dans la période précédente, celle de la "paix romaine" (
"pace romana" en Romain). La trace de ces invasions est attestée à
Rouen par l'archéologie (
et les archéologues).
Dans le courant du
3e siècle, les quartiers périphériques sont abandonnés et la ville se rétrécit dans une enceinte carrée : c'est
un castrum, c'est à dire un camp militaire. Cette transformation est la conséquence des premières invasions qui déferlent sur
la Gaule.
La fin de la période romaine correspond à la christianisation massive de l'
Empire Romain : le christianisme, toléré depuis l'édit de
Milan de l'
empereur Constantin en
313 devient en
393, sous l'
empereur Théodose, la seule religion autorisée dans l'
Empire Romain. À
Rouen, c'est l'époque de la construction de la première cathédrale et du premier évêque de la ville,
Saint-Victrice (
mdr, c'est quoi ce nom ??!!).
Du XVIe au XVIIIe siècle Rouen à la Renaissance : une période brillanteL'histoire de
Rouen au début de la Renaissance, c'est celle d'une ville dynamique, la seconde du royaume, dominée par la personnalité de ses deux cardinaux successifs,
Georges Ier d'Amboise de
1494 à
1510, puis son neveu
Georges II, de
1510 à
1550 ; ils sont à l'origine de l'éclosion de la Renaissance à
Rouen.
Georges Ier d'Amboise, premier ministre de
Louis XII, est un mécène qui va favoriser la construction de
la Tour de Beurre (
mais d'où ca peut bien venir ce nom stupide...), financée en partie par les aumônes de dispense pour l'usage de beurre en
Carême (
merciiiii). Elle est achevée en
1508. L'année suivante commence la construction du portail central de
la cathédrale, dont les travaux dureront jusqu'à
1521. À la même époque, on commence la construction de l'
hôtel des finances, face à
la cathédrale, sur
la place de la Pucelle, l'
hôtel de Bourgtheroulde, qui sera achevé plus tard avec
la galerie à arcades et sa frise représentant l'entrevue du camp du drap d'or. Commencé en
1499,
le palais de justice est terminé en
1526, et on achève l'année suivante de remplacer
la vieille porte gallo-romaine par
le Gros Horloge. En
1524, on avait terminé
saint Maclou (
prochainement, ré-ouverture du magasin Saint Maclou dans la zone commerciale d'Auchan, Paris, 15ème). Il restera à achever en
1542 la flèche de pierre de la cathédrale et l'année suivante la
Fierte Saint Romain sur
la place de la Haute-Vieille-Tour (
une autre fietré, j'ai habité là-bas!!!).
Cette floraison artistique est celle de la Renaissance, mais les aspects gothiques (
ou francigenum opus et c'est pas des conneries en plus, si si vérifiez) sont encore présents et coexistent avec les aspects "renaissance", comme à l'
hôtel de Bourgtheroulde et au
Bureau des Finances.
Ce foisonnement est rendu possible par l'essor économique de la ville depuis la fin du
XVe siècle : la draperie se développe, en particulier à
Darnétal (
ahhh Darnétal, darnétal, séquance émotion) (où les Rouennais délocalisent leur production pour échapper aux règlements des métiers rouennais...), mais aussi la soierie, la métallurgie...
Les Rouennais envoient leurs navires pêcher le hareng en
Baltique, la morue à
Terre-Neuve (
nan, nan trop facile à faire). Ils vont chercher le sel à
Guérande ou à
Sétubal au Portugal.
Rouen continue à vendre ses draps en
Espagne, où l'on achète la laine. On trouve des draps rouennais jusqu'à
Cochin, en
Inde. Pour les besoins de la draperie, on se procure de l'alun à
Rome, dont le commerce est organisé par
les Médicis et dont
Rouen est la plaque tournante pour la
France. Le commerce n'est pas seulement maritime, il est aussi fluvial et terrestre, grâce à l'amélioration des communications : on ne met qu'une semaine pour aller de
Rouen à
Lyon !
Il faut aussi teindre les draps. Pour cela on va chercher très loin les colorants. Au siècle précédent,
Jean de Béthencourt a tenté de mettre en place le trafic de l'orseille, colorant rouge, entre
les îles Canaries et
la Normandie. Au
XVIe siècle, les Rouennais s'intéressent au bois brésil, qui donne une teinture rouge, et ils envoient
Verrazzano le chercher sur les terres auxquelles il a donné son nom : ainsi,
Rouen devient le principal port pour le trafic avec le
Brésil, et lors de la visite du roi
Henri II en
1550, une fête brésilienne est organisée sur la Seine. C'est à
Rouen que
Montaigne rencontre des Indiens brésiliens.
La ville est alors une ville très ouverte sur le monde, les étrangers sont nombreux à s'y installer, en particulier
les Espagnols et
les Italiens, qui s'assimilent très rapidement. Qui décèlerait un Rucellai de
Florence derrière un Rousselay rouennais, ou un espagnol de
Séville derrière le patronyme Civille ?
Cette ouverture est aussi intellectuelle : l'
imprimerie apparaît en
1484 et l'on compte déjà 10 ateliers en
1500. Ils s'installent près du portail nord de
la cathédrale, qui prend le nom de
portail des Libraires. L'une des oeuvres majeures de cette époque est le
Livre des Fontaines (
1525).
Les guerres de religion (
1562-
1598) mettent fin à cette période brillante. La ville est investie par les calvinistes en
1562, puis reprise par les catholiques, puis en
1591-
92, ce sont de nouveau les protestants d'
Henri de Navarre, futur
Henri IV, qui assiègent la ville, mais ils échouent.
Pour reprendre du terrain aux protestants, les catholiques de la contre-réforme établissent des couvents et des collèges d'enseignement. À
Rouen, les couvents s'installent dans les seuls espaces encore libres à l'intérieur de la muraille, au nord de la ville, et c'est également dans ce quartier que s'ouvre en
1592 le
collège des Jésuites, actuel
lycée Corneille.
Rouen au XVIIe siècle, la stagnationAux
17e et
18e siècles,
Rouen demeure la seconde ville du royaume de
France et compte environ 75000 habitants, mais à partir du milieu du
17e siècle, sa population stagne et la ville perd son dynamisme.
Cependant, les Rouennais restent actifs sur toutes les mers, en particulier dans le nord de l'
Europe, sur
la côte d'Afrique et aux
Antilles, ainsi qu'en
Nouvelle France, où partent colons et religieux.
Ainsi, on continue de rencontrer des marchands et voyageurs rouennais dans les endroits les plus lointains. Des marchands rouennais sont à l'origine de la fondation de
Saint Louis du Sénégal en
1639, dans le but de favoriser le commerce triangulaire, un soldat originaire de
Rouen,
Abraham Dupuis aide les
Chinois à chasser les
Hollandais de
Taïwan et un jeune orfèvre rouennais,
Lepage, cisèle en
1663 une couronne d'or pour un rajah des Indes. Cependant, la région lointaine avec laquelle les liens sont les plus importants est la
Nouvelle France : de
Rouen partent religieux et colons pour le futur
Canada, où
Champlain a abordé en
1603.
Cavelier de La Salle, un rouennais, découvre le
Mississippi et donne à sa région le nom de
Louisiane.
Outre le port, la ville est un important centre administratif, doté d'un
Parlement, qui fait vivre, outre la noblesse de robe, de nombreux officiers (nom donné sous l'Ancien Régime à ceux qui ont acheté leur charge ou office). Cette noblesse, ainsi que l'importante bourgeoisie enrichie par le grand commerce fait bâtir de somptueux hôtels particuliers, comme l'
Hôtel d'Hocqueville (aujourd'hui
Musée de la Céramique).
A cette époque,
Rouen, comme toutes les villes du royaume est fréquemment frappée par les épidémies, dues à l'absence d'hygiène dans une ville tassée dont certains quartiers sont particulièrement insalubres. La seule institution hospitalière était alors l'
Hôtel Dieu bâti au Moyen Age, mais qui ne suffisait plus, c'est pourquoi on entreprit en
1654 la construction de deux bâtiments qui formeront l'
Hôtel Dieu (actuelle
Préfecture), à l'ouest de la ville. A la même époque, le bureau des pauvres décida d'édifier l'
Hospice Général, à l'est de la ville (actuel
Hôpital Charles Nicolle).
L'Eglise, de son côté, est très présente dans le paysage urbain. La cathédrale est alors achevée. Des ordres monastiques s'installent à
Rouen, et certains fondent des écoles, par exemple la
Congrégation des filles de la Providence s'installe à
Rouen en
1666 et ouvre plusieurs écoles. Le
Collège des Jésuites (actuel
lycée Corneille) demeure l'établissement le plus important.
Corneille,
Fontenelle,
Blaise Pascal, vivent ou séjournent à
Rouen à cette époque.
Rouen au XVIIIe siècle, l'essor industrielAu
18e siècle,
Rouen continue d'être un grand port et un centre industriel textile. Le commerce triangulaire, qui consiste à échanger des produits de peu de valeur contre des esclaves en
Afrique, puis de vendre ceux-ci aux
Antilles contre du sucre, cédé au retour en
Europe à un prix élevé, enrichit les armateurs. Le travail du coton devient la base de l'économie urbaine. Il contribue à faire vivre aussi les campagnes alentour par le travail à domicile, aussi la ville ne connaît-elle pas un grand essor démographique, car venir y habiter n'est pas nécessaire. De ce fait,
Rouen est peu touchée par les transformations urbanistiques des autres villes françaises à cette époque. On prévoit d'y édifier un nouvel hôtel de ville et une grande perspective, il n'en reste aujourd'hui que les fondations et la
rue de Crosne, un des rares témoignages architecturaux du
18ème siècle à
Rouen, hormis quelques hôtels particuliers.
Les négociants et armateurs rouennais pensent surtout à acquérir des terres autour de la ville et sont moins entreprenants que ceux du
Havre. On y décèle pourtant les prémices de la révolution industrielle dès le milieu du
18ème siècle, avec le développement des indiennes, tissus de coton imprimé bon marché. Ces nouvelles fabrications se font dans des manufactures, qui s'installent dans les faubourgs de la ville, dans
les vallées du Cailly et
du Robec, et sur
la rive gauche, autour de
Saint Sever.
Du XIXe au XXIe siècle Rouen pendant la révolution et l'EmpireLes débuts de la révolution à
Rouen se déroulent sur fond de crise économique et sociale. La faim connaît son paroxysme au moment de la soudure, pendant l'été
1789, ce qui entraîne des émeutes. Les cahiers de doléances pour les états généraux sont rédigés au printemps ; celui du
Tiers État, rédigé par
Thouret, fait peu de place aux aspirations des plus pauvres et représente essentiellement les souhaits de la grande bourgeoisie de la ville. La noblesse et le clergé campent sur la défense de leurs privilèges, seule une minorité de la noblesse, représentée par
le marquis d'Herbouville, est ouverte aux idées nouvelles issues de
la philosophie des Lumières.
La révolution à
Rouen est plutôt modérée. Après l'été agité de
1789, les nouvelles institutions se mettent en place, en particulier le conseil général de la commune, élu par les citoyens actifs.
Rouen devient le chef-lieu du département de
la Seine-Inférieure. Une vie politique se met en place, appuyée sur des clubs et des journaux comme
le Journal de Rouen.
À
Rouen comme ailleurs, le problème qui se pose très rapidement est celui de la constitution civile du clergé, avec la division du clergé en jureurs et réfractaires et la nationalisation des biens du clergé.
Pendant la période jacobine,
Rouen, bien que plutôt favorable aux Girondins, ne participe pas à l'insurrection fédéraliste, qui se déroule pourtant dans des régions proches, en particulier en
Basse-Normandie. Par ailleurs, il n'y a pas d'excès répressifs : de nombreuses arrestations mais pas d'exécutions capitales. La Terreur a surtout pour effet l'application du maximum des prix et des salaires et la déchristianisation :
la cathédrale est transformée en
temple de la Raison et
Saint-Ouen en
manufacture d'armes.
De même que la période jacobine fut relativement modérée, la période thermidorienne ne voit pas à
Rouen l'équivalent de la terreur blanche. Comme ailleurs, la misère est grande de
1794 à
1797 ; en l'
an III, on recense à Rouen 50000 indigents sur une population de 80000 habitants. Cela amène de nombreuses émeutes populaires. La situation s'améliore à partir de
1797.
Rouen du XIXe siècle à 1939Le
19e siècle est à
Rouen comme ailleurs en
France celui de la Révolution industrielle. Elle est basée dans la région sur l'industrie textile, plus précisément le coton. Des filatures s'installent dans
les vallées du Cailly et
du Robec, ainsi que sur
la rive gauche de la Seine, où l'afflux de population venue de la campagne pour travailler dans les usines amène la construction de quartiers ouvriers faits de maisons de briques avec des petits jardins, qui constituent aujourd'hui un des traits du paysage de ces parties de l'agglomération.
Rouen est reliée à
Paris par le chemin de fer dès
1843. Les conditions de travail des ouvriers entraînent de nombreux conflits et la participation de
Rouen à la révolution de
1848 : en
avril 1848, l'Est de la ville se couvre de barricades lors d'une insurrection vite réprimée.
Le Second Empire est une période de transformations importantes : on perce les actuelles
rues Jeanne d'Arc,
Jean Lecanuet et de
la République, on aménage le
Square Solférino ou Verdrel (du nom du maire de
Rouen à l'époque).
Pendant la guerre franco-prussienne de
1870,
Rouen est occupée par
les Prussiens. L'essor de la ville se poursuit ensuite sous la 3e république, avant et après la guerre
1914-
18.
De nouvelles constructions contribuent à modifier la ville : le
musée des Beaux-Arts, le
Théâtre des Arts, l'
église Saint-Sever,
les gares,
la flèche de la cathédrale. Les quartiers ouvriers, situés à l'Est, s'opposent aux quartiers bourgeois, à l'Ouest. Les banlieues continuent à s'étendre au sud sur
la rive gauche et sur les plateaux nord et est ; on construit par exemple entre les deux guerres
le quartier des Sapins (la partie appelée aujourd'hui
"Vieux Sapins").
C'est surtout par la vie culturelle que
Rouen continue à rayonner tout au long du
19e siècle, grâce à des écrivains comme
Flaubert ou
Maupassant, par les impressionnistes de l'
Ecole de Rouen et la série des
"Cathédrales de Rouen" de
Monet, par la qualité de sa vie musicale symbolisée par le
Théâtre des Arts. Les guinguettes sur l'actuelle
île Lacroix,
la promenade du Cours la Reine le long de la Seine ou les terrasses de la
"Petite Provence", au bord
des quais de la Seine, sont des occasions de promenades pour les Rouennais.
Pendant la première guerre mondiale, la ville est une des bases arrières du front, et voit affluer les réfugiés du
Nord de la France et de
Belgique, puis les troupes et le matériel de l'armée britannique, qui contribuent à l'essor du port. L'entre deux guerres voit se poursuivre le développement de l'industrie sur
la rive gauche : sidérurgie, industries chimiques, raffinerie de pétrole, chantiers navals, alors que se maintient l'activité textile, jusqu'à la crise de
1929, qui la touche durement.
Rouen pendant la seconde guerre mondialeLe
9 juin 1940, les troupes allemandes entrent à
Rouen. L'armée française a fait sauter le pont pour empêcher le passage sur
la rive gauche, mais n'a pu éviter l'occupation de la ville. Le quartier situé entre
la cathédrale et
la Seine a été touché par les combats et va brûler pendant une semaine, les Allemands interdisant l'intervention des pompiers. Une partie de la population a fuit la ville.
Pendant 4 années, les Rouennais subissent la terreur nazie, les arrestations d'otages, les tortures, les exécutions, les déportations, les privations. À cela s'ajoutent les bombardements, en particulier ceux de la semaine rouge du
30 mai au
5 juin 1944 : 400 bombes, d'une tonne chacune. 1500 personnes ont été tuées,
la cathédrale est endommagée,
Saint-Maclou,
le Palais de Justice, une grande partie de
la rive gauche, sont détruits. On compte 2000 victimes et 40000 sinistrés.
Le
30 août 1944, les Canadiens libèrent
Rouen. La ville est un champ de ruines.
Rouen depuis 1945Les années d'après guerre sont celles de la reconstruction. Un quart des logements est à reconstruire. Le choix est fait de conserver le plan ancien de la ville et la même largeur de rues, à la différence du
Havre, qui préfère bâtir une ville nouvelle, et de surélever les quais, coupant la ville du fleuve. La
cathédrale ne rouvre qu'en
1956, les derniers îlots sont achevés en
1962.
Comme dans le reste du pays, la croissance démographique et la crise du logement entraînent la construction de nouveaux quartiers, sur la rive gauche (à
Saint-Étienne-du-Rouvray et
Grand-Quevilly en particulier) et sur la rive droite (
les Sapins et
la Grand'Mare,
Canteleu). On édifie sur la rive gauche
la préfecture, puis
la cité administrative.
Les transformations de la ville dans les années
70-
80 sont liées à l'action de
Jean Lecanuet, maire de
1968 à
1993. Dans les
années 70, on commence à restructurer le centre ville, éliminant des îlots considérés comme insalubres, ce qui permet de faire place nette pour la construction d'ensembles immobiliers tels ceux bâtis autour de l'hôtel de ville à la place d'un quartier aux maisons à pans de bois. Les habitants sont relogés dans les grands ensembles des
Hauts de Rouen. Cependant, on prend vite conscience de la valeur architecturale des quartiers anciens et on lance des opérations de sauvegarde, par exemple dans les quartiers Est de la ville. C'est l'époque de la restauration des façades, de la création des rues piétonnes (la
rue du Gros Horloge est en
1970 la première rue piétonne de France). En
1979 est inaugurée l'
église Sainte Jeanne d'Arc, sur la
place du Vieux-Marché. De la même époque datent les tours de 18 étages du
Front de Seine, ou le
Palais des Congrès, sur
la place de la cathédrale. Plus récemment fut construit l'
Espace du Palais et l'ensemble immobilier de la
Place de la Pucelle. Les
années 70 voient aussi la tentative de créer un second centre de la ville sur la rive gauche, le Centre
Saint-Sever.
Les
années 90 sont celles de la mise en service du métrobus de l'agglomération rouennaise, du succès des
Voiles de la Liberté (
1989), de l'
Armada de la Liberté (
1994) et de l'
Armada du Siècle (
1999), de la poursuite des aménagements urbains, en particulier la transformation des quais rive droite en promenade urbaine, le retour des facultés de médecine et de droit en ville. Le recensement de
1999 a montré une augmentation de la population, que l'on peut considérer comme un signe encourageant.
Jean Braunstein, Historien
retouché par Dimitri M. , Etudiant
Trouvé sur : http://www.rouen.fr/